21/12/2017

L’horlogerie est un mix entre tradition et innovation

Le nouveau centre de recherche et d’innovation du Groupe Richemont est, depuis quelques semaines opérationnel, au cœur même de Microcity.

Plus d’une cinquantaine de collaborateurs, évoluent dans un écosystème d’innovation incomparable. Le responsable du centre, Edouard Mignon, explique son fonctionnement.

Installé dans les murs de Microcity, l’objectif du centre est de booster l’innovation pour les diverses marques du groupe, notamment horlogères.

« L’horlogerie s’est de tout temps constituée d’un mix entre tradition et innovation », rappelle Edouard Mignon, qui coordonne les activités de recherche et de développement pour Richemont. Le groupe avait décidé de réunir ses activités de R&D sur un lieu unique, au moment où Microcity se mettait en place. Installer ce centre au cœur du pôle d’innovation neuchâtelois était alors apparu comme une évidence.

Déjà du concret

Nous profitons ici d’un écosystème idéal dans une situation géographique parfaitement centrée. Nos ingénieurs, qui font essentiellement de la recherche appliquée, sont au contact direct avec la recherche fondamentale menée par les autres partenaires de Microcity. Cette proximité est précieuse.  Des partenariats peuvent se conclure déjà à la machine à café et déboucher ensuite sur des mandats de collaboration.

Et justement. En quelques semaines à peine, des projets collaboratifs ont déjà abouti et des innovations pourront être présentées bientôt, «  notamment au prochain Salon International de la Haute Horlogerie à Genève », promet Edouard Mignon.

Plusieurs secteurs de recherches

Le centre de recherche Richemont emploie 55 personnes, dont une majorité d’ingénieurs. « Nous fonctionnons selon un modèle décentralisé ». Ainsi, la plupart des collaborateurs de recherche travaillent à mi-temps à Microcity, et à mi-temps dans les différentes sociétés et manufactures du groupe disséminées entre Genève et Schaffhouse. Le pool de scientifiques effectue des recherches dans différents secteurs. Tout d’abord, la quête de fiabilité et de performances. C’est notamment dans ce but qu’un laboratoire de tribologie (science des frottements) a été aménagé en priorité. Autre domaine de recherche, les nouveaux processus de fabrication. Mais les chercheurs ont aussi pour but d’explorer de nouveaux territoires, comme la connectivité.

 

Un groupe aux marques multiples

Richemont, c’est 17 marques d’horlogerie (Vacheron-Constantin, Jaeger-Lecoultre, Panerai, etc.), joaillerie (Van Cleef & Arpels, Cartier, etc.) et de mode (Lancel, Chloé, etc.). Richemont met l’accent sur la recherche constante d’innovation. À Microcity, le groupe finance la chaire Richemont de l’EPFL et le laboratoire Galatea qui en dépend. Par ailleurs, Richemont siège au Conseil d’administration du CSEM.

 

Patrick Di Lenardo

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