29/01/2018

Yves Bellouard

Professeur associé, responsable du laboratoire Galatea.

Titulaire de la chaire Richemont de l’EPFL
46 ans, marié, une fille
Habite à Lutry (VD)

Parcours en bref

Né près de Paris, il y fait ses études, notamment en physique à l’Université Pierre et Marie Curie. Il vient ensuite passer son doctorat à l’EPFL en microingénierie, qui lui vaut d’ailleurs le Prix scientifique Omega. Ensuite, c’est le départ pour les USA, où il devient chercheur au Rensselaer Polytechnic Institute (RPI) près de New York pour quatre ans. De retour en Europe, il devient professeur associé à l’Eindhoven University of Technologies, aux Pays-Bas. Enfin, retour à l’EPFL dès 2015 où il dirige le laboratoire Galatea et depuis peu la chaire Richemont en « technologies de fabrication multi-échelles ».

Votre avis sur le pôle d’innovation Microcity :

Je m’y sens bien, c’est un peu familial et il y a surtout un vrai sentiment de communauté, notamment grâce à tous les aspects qui se développent avec la proximité du CSEM et de la He-ARC. Cela créé un cluster intéressant. Je n’avais encore jamais rencontré un tel environnement auparavant dans ma carrière. Dans sa région, le pôle Microcity bénéficie d’un environnement inédit, notamment d’un tissu industriel très important en microtechnique et les synergies sont faciles. Tout le monde se connaît, tout le monde se parle. Microcity, c’est vraiment un point de rencontre.

Richemont assure environ la moitié de votre budget. Quels sont les avantages d’être à la tête d’une chaire sponsorisée ?

Que des avantages. En premier lieu, il faut rappeler qu’au niveau académique, cela ne change rien : je suis entièrement libre. L’intérêt, c’est que nous pouvons avoir des discussions fréquentes avec le groupe Richemont. Cela crée un écosystème qui aide les chercheurs à avoir une prise avec le réel. Dans le monde de la recherche, nous devons souvent répondre à des questions fondamentales. Mais le but final, cela doit quand même rester l’application dans le monde réel.

Dans les grandes lignes, quelles recherches mènent votre laboratoire ?

Nous observons comment un laser peut transformer la matière pour lui donner des propriétés nouvelles qu’elle n’avait pas avant. Cela peut concrètement permettre de développer des processus de fabrication encore inexistants. En général, il faut une dizaine d’années pour qu’un sujet de recherche en laboratoire puisse être appliqué ensuite dans l’industrie.

Patrick Di Lenardo

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