7/02/2018

Révolution 4.0 et droits fondamentaux au travail

Un nouveau défi pour le droit social et le droit du travail ?

Du 7 au 9 février
Aula des Jeunes-Rives, Espace Louis-Agassiz 1
Neuchâtel

L’industrie 4.0 aura sans doute de multiples répercussions sur l’organisation du travail et la vie sociale, ainsi que, par voie de conséquence, sur le droit. La numérisation de l’économie ne va pas uniquement chambouler nos modes de production et de consommation, mais également notre rapport à l’éducation, à l’emploi, à la santé ou à la vie privée.

Les questions de la durée du travail, notamment du début et de la fin de la journée de travail, mais aussi du mode de rémunération entre fournisseur et bénéficiaire d’une prestation de travail, par exemple, se poseront en termes nouveaux. Ce sont surtout les perspectives sur l’emploi et le monde du travail – et le tissu social qui l’entoure – qui sont au coeur du colloque envisagé. Les prévisions des experts ne sont pas toujours optimistes. Selon une étude réalisée pour le compte du World Economic Forum (WEF), la quatrième révolution industrielle pourrait entraîner la disparition de près de 5 millions d’emplois au sein des pays industrialisés, dont les deux tiers dans le secteur administratif. Vu autrement, cela signifierait que deux tiers des enfants qui entrent aujourd’hui à l’école primaire vont exercer un métier qui à l’heure actuelle n’existe pas encore.

Il est certain en tous les cas que le travail, notamment salarié, était et est au coeur de la première révolution industrielle et du droit social que celle-ci a progressivement engendré au cours du 19e et qui s’est développé pour devenir un élément caractéristique et fondamental de l’Etat providence du 20e siècle. Dès lors, la potentielle disparition du travail interpelle et questionne de front, à maints égards, les fondements même de nos sociétés.

Le colloque est coorganisé par le Centre suisse de compétence pour les droits humains (CSDH) et le Centre d’étude des relations de travail (CERT).

PDF du programme du colloque